Preuve close au procès de la loi sur la laïcité

24 nov. 2020

La preuve est maintenant close au procès concernant la Loi sur la laïcité de l’État, durant lequel un blitz de témoins a été entendu depuis trois semaines.
Le procès est donc suspendu pour permettre à tous les avocats de préparer leurs plaidoiries. Cette étape finale va s’amorcer lundi prochain et se poursuivre au courant du mois de décembre.
À tour de rôle, chaque groupe lié au dossier fera connaître ses arguments au juge, qui devra trancher.

Par Antoine Lacroix

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La tyrannie des minorités religieuses

24 nov. 2020

Quant au représentant du Conseil national des musulmans canadiens, Yusuf Faqiri, il se dit déçu, car « les communautés musulmanes, sikhes et juives n’ont pas pu se rassembler lors de leurs fêtes religieuses. ».
Il considère que permettre les rassemblements à Noël est une contradiction puisque le gouvernement caquiste a fait voter la loi 21 sur la laïcité. D’ailleurs, son organisme se retrouve actuellement devant la Cour pour s’opposer à cette laïcité.

Par Denise Bombardier

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Un combat malavisé contre la loi 21

23 nov. 2020
Cette fois-ci je ne répondrai pas à l’appel de Mme David, car je dois dire que j’ai été estomaqué en apprenant récemment qu’Amnistie internationale Canada francophone est un des groupes menant la contestation judiciaire de la loi 21.
La loi 21 est une loi qui a été adoptée démocratiquement par l’Assemblée nationale du Québec afin d’affirmer la laïcité de l’État. Dans votre texte d’opinion paru dans le journal Le Devoir du 20 novembre, vous associez la loi 21 à la « vindicte populaire » visant les musulmans à la suite du 11 septembre 2001 et vous considérez que le « véritable objet d’opprobre (de la loi 21) est ici le voile islamique et ses dérivés ». Il faut mal connaître l’histoire du Québec pour décrire le mouvement en faveur de la laïcité au Québec comme une volonté de porter atteinte aux droits des femmes musulmanes. Le mouvement en faveur de la laïcité de l’État s’est forgé à l’époque de la « grande noirceur » alors que l’Église catholique exerçait son emprise sur la société québécoise. Il dénonçait les torts causés par la présence du pouvoir religieux au sein des institutions de l’État, y compris dans le réseau scolaire.

Par Yves Rochon

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L’éradication des violences faites aux femmes doit être une priorité

25 nov. 2020

Nous, féministes, universalistes et laïques, affirmons que la séparation des pouvoirs politiques et religieux est une condition indispensable au respect des droits des femmes et à la reconnaissance de leur caractère universel. Les femmes sont plus autonomes et libres dans les pays où la loi les protège, plutôt que dans des pays où les religions patriarcales sont la source du droit ou bénéficient « d’accommodements ». L’évolution du Québec pour consacrer le principe de la laïcité de l’État est fort encourageante.

Texte collectif

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Intimidation et sexisme s’invitent au procès contre la loi 21

24 nov, 2020

Pourquoi faire taire Yolande Geadah? Parce qu’il s’agit bien de cela, faire taire Yolande Geadah. On veut bien entendre parler d’histoire du Québec, du degré de religiosité des Québécois, de sondages, de clause dérogatoire, de souveraineté parlementaire, de philosophie de la laïcité et de liberté de conscience, mais on veut faire taire Yolande Geadah? Pourquoi?

 

Par Louise Mailloux

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Pourquoi je ne porte plus de signe religieux

24 nov. 2020

Cette croix, qui représente pour moi les valeurs judéo-chrétiennes d’amour de son prochain, représentait plutôt, pour quelqu’un d’autre, des expériences douloureuses de rejet.  ( … )
L’apparence de neutralité est importante. On le comprend facilement avec cet exemple : trouveriez-vous acceptable qu’un arbitre de hockey de la LNH arbitre, en portant toujours sur son chandail un macaron de son équipe favorite ? Même s’il arbitre de manière impartiale, cette allégeance, affichée publiquement à l’une des équipes, rend automatiquement toutes ses actions suspectes.  ( … )
Toute personne qui porte un symbole religieux n’est pas automatiquement homophobe. Toutefois, si on regarde le discours officiel des trois grandes religions monothéistes, soit le christianisme, le judaïsme et l’islam, qu’est-ce qu’on y trouve ? Un discours qui condamne officiellement l’homosexualité et qui, aussi, traite inégalement les hommes et les femmes.
Tant que ces questions ne seront pas réglées, je ne porterai pas de symbole religieux devant mes élèves.

Par Stéphanie Codsi

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La Loi sur la laïcité de l’État plus modérée qu’ailleurs

23 nov. 2020

La Loi sur la laïcité de l’État est un compromis qui est plus « modéré » que des lois semblables appliquées dans différents pays européens, a estimé un professeur en droit constitutionnel.

Selon lui, la loi québécoise va « moins loin » que plusieurs juridictions, comme la Belgique, la France ou le canton de Genève. Le Québec a défini « son propre équilibre des droits et des intérêts ».
Par Antoine Lacroix

L’allié inattendu

23 nov. 2020

Avec ce témoignage, on doit conclure que peu importent nos allégeances, que l’on soit fédéraliste ou indépendantiste, on peut estimer que le Québec a le droit légitime de développer et de défendre sa propre vision de la laïcité, inscrite dans son parcours historique singulier. Cette laïcité est l’un des fondements du vivre-ensemble, dans une société de plus en plus diversifiée, multiethnique et multiconfessionnelle.

Par Claude Kamal Codsi, Lyne Jubinville et David Rand
Rassemblement pour la laïcité (RPL)

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«Les enjeux d’un Québec laïque»: une laïcité tributaire du passé religieux?

21 nov 2020

En marge du procès de la Loi sur la laïcité de l’État à la Cour supérieure du Québec, l’ouvrage collectif sous la direction de Lucia Ferretti et François Rocher Les enjeux d’un Québec laïque renferme quelques textes remarquables. Par exemple, Yasmina Chouakri, politologue et féministe d’origine algérienne, y soutient que, pour la majorité des Québécoises de culture musulmane, cette loi « ne constitue aucunement un problème ».

Par Michel Lapierre
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