Dans ce texte, Nadia El-Mabrouk, Marie-Claude Girard, François Dugré, David Rand, Lucie Jobin et Fatima Aboubakr se réjouissent de l’adoption du projet de loi 9 sur le renforcement de la laïcité québécoise. Ils estiment que la version finale répond à la plupart des recommandations formulées lors des consultations parlementaires.

Selon eux, la loi permet d’étendre aux cégeps et aux universités certaines règles déjà appliquées dans les écoles, notamment l’interdiction des salles de prière et du voile intégral. Ils jugent également importante l’harmonisation des règles dans les CPE et garderies privées subventionnées, qui n’étaient auparavant pas soumises aux mêmes principes de neutralité religieuse.

Les auteurs saluent aussi l’interdiction des signes religieux pour le personnel de la DPJ, estimant que les enfants pris en charge par ces services sont particulièrement vulnérables. Ils appuient également d’autres mesures touchant les services d’intégration des nouveaux arrivants, les communications gouvernementales et certaines écoles privées religieuses.

Ils expriment toutefois quelques réserves. Ils se réjouissent que la notion de « neutralité religieuse de l’espace public » ait été retirée du projet de loi, considérant que la laïcité doit surtout s’appliquer aux institutions publiques. Ils regrettent enfin que la loi ne mette pas fin aux menus halal ou casher dans les établissements publics.

Malgré ces critiques, ils considèrent que cette loi renforce la laïcité de l’État québécois.

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