Les auteures demandent que les normes de bien-être animal en matière d’abattage ne fassent pas exception pour le marché de la viande halal et casher.

Le texte dénonce l’hypocrisie perçue de la SPCA de Montréal, qui critique les mauvaises conditions de vie des animaux d’élevage, mais demeure silencieuse sur l’abattage rituel halal et casher sans étourdissement préalable. Selon les auteurs, cette pratique cause une souffrance importante aux animaux et bénéficie d’exemptions légales pour motifs religieux.

Ils soulignent que plus de 150 vétérinaires ont signé une lettre ouverte contre ce type d’abattage et qu’une pétition fédérale ayant récolté plus de 15 000 signatures réclame la fin du financement public de ces pratiques ainsi qu’un étiquetage obligatoire indiquant le mode d’abattage de la viande.

Le texte reproche aussi aux gouvernements canadien et québécois leur manque de transparence et leur refus d’agir, malgré les enjeux liés au bien-être animal, à la liberté de conscience des consommateurs et à la laïcité. Les auteurs demandent finalement que les considérations religieuses et économiques ne prévalent pas sur les lois communes et la protection animale.

Vous pouvez lire l'article entier de Nadia El-Mabrouk et Caroline Kilsdonk dans le journal La Presse