Au Canada, l’abrogation de l’exception religieuse en matière de propagande haineuse, intégrée au projet de loi C-9, demeure incertaine puisqu’elle doit encore franchir l’étape du Sénat, dans un contexte de forte opposition de plusieurs groupes religieux. Parallèlement, une réflexion se poursuit sur le statut fiscal des organismes de bienfaisance, notamment ceux dont la mission est la promotion de la religion, soulevant des enjeux liés à la neutralité de l’État.
Sur le plan judiciaire, la Cour suprême du Canada doit se prononcer en 2026 sur la validité de la Loi sur la laïcité de l’État, une décision qui pourrait avoir des répercussions importantes, tant au Québec que dans d’autres provinces attachées à leur autonomie législative.
À Québec, les travaux parlementaires reprendront autour du projet de loi n° 1, qui vise à inscrire la laïcité et l’égalité entre les sexes comme principes fondamentaux, ainsi que du projet de loi n° 9, qui propose diverses mesures pour renforcer la cohérence de l’action de l’État en matière de laïcité. Ces débats s’inscrivent dans une perspective plus large, alors que les partis politiques seront appelés à préciser leurs positions lors des élections de 2026.
Dans ce contexte, l’année 2026 s’annonce comme un moment déterminant pour l’avenir de la laïcité au Québec.
Vous pouvez retrouver cet article dans La Presse du 6 janvier 2026
Photo : Sean Kilpatrick, archives La Presse canadienne — Le siège de la Cour suprême du Canada, à Ottawa
