Un texte de Nadia El-Mabrouk et François Dugré

— On se souviendra de la lutte d’Amira Elghawaby contre la laïcité de l’État, de ses préjugés à l’égard des Québécois, du portrait catastrophique qu’elle dresse de la situation des musulmans canadiens, de sa fierté d’avoir obtenu de VIA Rail un espace de prière dans sa gare d’Ottawa. On se souviendra aussi de son silence assourdissant lors d’attaques de synagogues et d’écoles juives à Montréal, d’appels au meurtre contre les sionistes ou d’une fatwa contre les agents chargés de démanteler un campement propalestinien à l’Université McGill. On se souviendra également de son mutisme lors de débats publics importants touchant à l’islam, comme les prières collectives dans les parcs et en pleine rue au printemps dernier, ou lors de l’invitation du controversé cheikh saoudien Assim Al-Hakeem réputé pour ses propos haineux contre les mécréants, les gais et les juifs.

Consultez l’article de Nadia El-Mabrouk dans et François Dugré dans le journal Le Devoir

Photo : Justin Tang La Presse canadienne