« Je suis venue ici pour la laïcité, pour l’égalité homme-femme, pour la liberté de conscience, pour la neutralité de l’État. » Fatima Aboubakr

Dans le débat entourant la laïcité au Québec, le premier ministre François Legault affirme avoir déjà pris les mesures nécessaires pour protéger ce principe et ne prévoit pas, à court terme, d’élargir les restrictions, notamment en ce qui concerne l’interdiction du visage couvert dans l’espace public.

Cette position est critiquée par Fatima Aboubakr, du Mouvement laïque québécois, qui estime que la laïcité devrait être appliquée de manière plus cohérente et étendue. Elle souligne notamment des incohérences dans les mesures proposées, comme l’application partielle des interdictions de signes religieux dans certains milieux de garde, ainsi que l’absence d’obligation du visage découvert dans l’espace public, qu’elle considère comme un enjeu de sécurité.

Mme Aboubakr insiste également sur l’importance de distinguer les individus des idéologies, tout en dénonçant les effets qu’elle attribue à certaines pratiques religieuses sur l’égalité entre les sexes. Malgré les avancées législatives récentes — dont la Loi 21 et les projets de loi déposés en 2025 — elle juge que la laïcité demeure fragile et doit être consolidée.

Son engagement s’inscrit dans un parcours personnel marqué par son attachement aux principes de neutralité de l’État, de liberté de conscience et d’égalité, qu’elle considère comme fondamentaux pour la société québécoise.

Voyez la vidéo de l'entrevue sur le site du journal Le Devoir